Les Tanins: des composants doublement précieux
L'effet "French paradox" a été largement élucidé par la science. Si l'éthanol semble contribuer à
la production de "bon" cholestérol (HDL), ce sont surtout les anti-oxydants du vin, les polyphénols,
présents dans les tanins et la peau du raisin, qui apportent un réel effet protecteur.
Par leurs effets antiagrégants plaquettaires, le resvératrol et les flavoïdes réduisent les risques
de caillots de sang et de formation d'athérome (dépôt de graisse dans les artères) tout en limitant
l'oxydation du "mauvais" cholestérol.
Les propriétés anti-oxydantes, protectrices des tissus, des polyphénols du vin seraient même
supérieures aux principaux oxydants (vitamine E, vitamine E et C associées, bêta carotène). Selon
certains chercheurs le vin aurait par ailleurs une action sur l'hormone DHEA qui améliorerait la qualité
des vaisseaux.
Mais on sait aussi que les buveurs réguliers de vin sont souvent plus soucieux de leur santé et de leur
alimentation que les amateurs de bière par exemple.
Le régime alimentaire dans son ensemble contribue à réduire les risques cardiovasculaires.
L'étude "Monica", la plus grande étude de population jamais réalisée sur les maladies cardiovasculaires,
coordonnées par l'OMS et réalisée de 1984 à 2003, a montré que ces maladies étaient plus fréquentes en
Europe du Nord qu'autour du bassin méditerranéen, où l'on privilégie les fruits, les légumes, l'huile
d'olive et où l'on ne dédaigne pas de boire du vin de façon régulière.
Article paru dans "L'avenir Aquitain" du 2 décembre 2005.