VIN ET MALADIES DEGENERATIVES LIEES A L'AGE
Cette mort neuronale conduit à un affaiblissement progressif des fonctions
cognitives et aboutit à terme à une perte d'autonomie et au décès. Cette forme de
démence est la plus fréquente et représente environ 70% des cas. Les facteurs de
risque de la démence ont été particulièrement étudiés au sein d'une étude
épidémiologique menée en Aquitaine, la cohorte PAQUID.
Cette étude a débutée en 1987 avec pour objectif principal d'étudier le
vieillissement cérébral normal et pathologique et la perte d'autonomie chez les
sujets de plus de 65 ans. Environ 4000 sujets vivant à domicile dans 75 communes
de Gironde et de Dordogne ont accepté de participer à l'enquête. Ces sujets ont
été suivis 1 an, 3, 5, 8 et 10 ans après la visite initiale. La relation entre
consommation de vin et le risque de développer une démence après 8 ans de suivi
a été étudiée. La consommation initiale de vin a été recueillie sous la forme de
quantité de vin consommée quotidiennement (non buveurs, buveurs légers (0-¼l),
buveurs modérés (¼-½l) et gros buveurs (plus de ½l).
On note que le risque de développer une démence est environ divisé par un
facteur 2, ce qui signifie que les buveurs modérés ont moins de risque de
développer une démence que les non buveurs alors que les buveurs légers ont un
risque similaire à celui des non buveurs. Plusieurs autres analyses ont été
effectuées afin de tenir compte de caractéristiques individuelles qui pourraient
expliquer cette relation, mais ce résultat reste significatif.
Des résultats similaires ont été observés dans une cohorte néerlandaise,
montrant également un risque plus faible de démence chez les consommateurs de
bière.
Il est encore trop tôt pour affirmer que l'ingestion de vin diminue le risque
de démence. De plus amples recherches restent nécessaires pour confirmer ce
résultat et expliquer cette relation.